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  • La couardise criminelle des pays européens

    Ainsi donc, six pays européens, dont la Belgique, la Suède, la Norvège, la Finlande, le Danemark et les Pays-Bas ont annoncé rejoindre l’INSTEX, instrument créé par la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne pour assurer la continuité des transactions commerciales avec l’Iran malgré les sanctions américaines.

    Comment les gouvernements européens peuvent-ils soutenir financièrement un régime qui affame son peuple afin de pouvoir semer la désolation en Irak et au Liban ?

    Relevons aussi le cynisme de l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères Jopsep Borell qui lorsqu’un journaliste l’a interpellé en février dernier lors d’une conférence de presse sur le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien a dit textuellement : « Nous ne sommes pas des enfants de chœur qui suivent naïvement ce que les États-Unis disent et agissent. Nous avons nos propres perspectives, intérêts et stratégie et nous continuerons à avoir de bonnes relations avec l’Iran. Ce serait évidemment très grave pour nous s’il développait une arme nucléaire… L’Iran veut anéantir Israël ? Ah bon, il n’y a rien de nouveau. Nous devons vivre avec cela. »

    Et rappelons aussi les déclarations suivantes des responsables iraniens que nos chers médias se sont bien gardés de rapporter :

    En 2005, juste après son élection à la présidence iranienne, Mahmoud Ahmadinejad, avait qualifié, à la tribune de l’ONU, Israël de « tumeur » et cité les propos du guide suprême iranien, et l’ayatollah Khomeini, avait déclaré qu’Israël devrait être rayé de la carte : « Le régime sioniste sera bientôt éliminé comme l’Union soviétique, ainsi l’humanité entière sera libérée. Des élections devraient être organisées entre Juifs, Chrétiens et Musulmans afin que la population de Palestine puisse choisir démocratiquement son gouvernement et son propre destin. »

    En octobre 2006, Ahmadinejad a déclaré dans un discours intitulé « Le monde sans le sionisme » : « Notre cher imam a fait une déclaration très sage en affirmant que le régime d’occupation devait être rayé de la carte… Nous ne pouvons pas faire de compromis sur la question de Palestine… L’occupation des sionistes est une honte, un leurre pour le monde islamique. Notre nation ne peut permettre à cet ennemi historique d’exister au cœur du monde musulman. » 

    En juillet 2012, dans un discours prononcé devant un groupe d’ambassadeurs de pays islamiques, Ahmadinejad avait affirmé : « L’annihilation du régime sioniste est la clé pour pouvoir résoudre les problèmes du monde…Tout homme libre, souhaitant que justice soit faite dans le monde entier, doit faire de son mieux pour anéantir le régime sioniste… L’objectif ultime des forces mondiales doit être l’annihilation du régime sioniste. »

    Le 18 août 2012, le Général, Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces aérospatiales au sein des Gardiens de la Révolution islamique, a déclaré : « Si les voyous sionistes se lancent dans la mise en pratique de leurs menaces verbales, ils fourniront une bonne occasion de pouvoir détruire Israël. Son régime sera rayé de la carte et jeté à jamais dans la poubelle de l’Histoire. » 

    En août 2013, le président Hassan Rohani, curieusement considéré comme modéré par rapport à son prédécesseur Ahmadinejad, a déclaré : « Le régime sioniste est un corps étranger dans le monde musulman, il aurait dû disparaître depuis des années… »

    Le 9 septembre 2015, le guide suprême, l’ayatollah, Ali Khamenei, a déclaré « Israël n’existerait plus dans 25 ans ».

    Cette déclaration de Rohani a été fortement condamnée par l’UE : « Les propos du Président Rohani mettant en cause la légitimité d’Israël sont totalement inacceptables… Ils sont également incompatibles avec la nécessité de régler les différends internationaux par le dialogue et le droit international ».

    (source : cpa-lecape.org/le-nouveau-charge-des-affaires-etrangeres-de-lue-neglige-les-menaces-des-ayatollahs-contre-israel/)

    Et selon une dépêche de l'AFP datée du 30 septembre dernier, qui n'a non plus été rapportée par la presse "bien-pensante", le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, a déclaré : « La destruction d'Israël n'est plus un rêve mais un but à portée de main »

    Alors, comment l’Europe, berceau de la Shoah, peut-elle s’accoquiner avec un pays qui non seulement réitère régulièrement les menaces contre un Etat reconnu par l’ONU, mais qui tue des centaines de manifestants qui protestent contre la corruption des Ayatollahs ?

    Poser la question s’est rappeler la fourberie de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie ayant pactisé avec l’Allemagne nazie en 1938. Le pacte qui avait alors été signé entre ces quatre pays avait alors ouvert les portes à l’agression hitlérienne qui avait provoqué le début de la Seconde Guerre mondiale.

    Et poser la question, c'est aussi constater l'attitude honteuse de ceux qui face aux massacres par le régime iranien de centaines de protestataires demeurent cois. Pourtant, ces mêmes gens ne manquent pas de donner une volée de bois vert à l’État juif lorsque pour se défendre Tsahal tue quelques palestiniens où quand le gouvernement israélien annonce de nouveaux permis de construire en Judée Samarie.

  • L'antipathie ne justifie pas tout

    Ce n’est pas la première que la même personne s’en prend à Israël dans la rubrique du courrier des lecteurs de la TDG (voir sa lettre intitulée "Une opinion qui divise"v/édition de ce jour). Se référant à l’éditorialiste Clemens Wergin (http://philosemitismeblog.blogspot.com/2019/11/leurope-hurle-avec-les-loups-anti.html) qui dénonçait l’étiquetage des produits provenant de la Judée Samarie décidée par l'U.E. ainsi que la diabolisation d'Israël par cette dernière, au lieu de débattre sur les aspects évoqués il met en cause l’existence même de l’État Hébreu. Je lui fais remarquer que :

    Quand Mark Twain visita la Terre Sainte au XIXe siècle, il fut très déçu. Il ne vit pratiquement personne. Il la décrivit comme une vaste terre de désolation. Le pays que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Israël était pratiquement désert (1)  

    Gustave Flaubert nous rapportait même que « Jérusalem est un charnier entouré de murailles. Tout y pourrit, les chiens morts dans les rues, les religions dans les églises. Il y a quantité de merdes et de ruines. Le juif polonais avec son bonnet de renard glisse en silence le long des murs délabrés, à l’ombre desquels le soldat turc engourdi roule, tout en fumant, son chapelet musulman…«  

    Lorsque les Juifs vinrent, drainant les marécages et faisant fleurir les déserts, un phénomène intéressant se produisit. Les Arabes suivirent...

    Winston Churchill observa en 1939: « Ainsi, loin d’y être persécutés, les Arabes sont arrivés en masse dans ce pays, s’y sont multipliés jusqu’à ce que leur population augmente même plus que les communautés juives de par le monde n’avaient pu mobiliser de Juifs. »

    (tiré du témoignage de Joseph Farah, auteur américain, journaliste et rédacteur en chef du site internet WorldNetDaily)

    Ceux qui vivaient en Palestine depuis des générations n’étaient donc pas des arabes, mais des juifs. Ils y sont installés longtemps avant 1948, et à l'époque, les territoires situés en ce lieu  n'avaient aucun propriétaire, et s'ils en avaient, les juifs l'achetaient en payant des prix parfois plus que surfaits. Alors, comment ce lecteur peut-il affirmer que Israël est une colonie ? Acquérir des bien fonciers ou prendre possession de terrains sans maître est-ce coloniser ? De plus, la dernière puissance étrangère qui occupait cette région, était la Grande Bretagne, et elle y a renoncé. J'aimerais aussi me porter en faux contre l'affirmation que les pionniers juifs s'y sont établis par foi en leur Dieu ; non, ils s'y sont installés pour fuir les pogroms qui avaient lieu en Europe.

    A noter que Herzl, le fondateur du sionisme à la suite de l’affaire Dreyfus en France, envisageait la constitution d’ Etat pour les juifs en Argentine ou en Afrique Orientale. Si les juifs se sont établis dans le territoire qui était alors sous mandat britannique, c’était à cause des liens historiques qu’ils avaient avec cette terre.

    Les arabes avaient tout le loisir d’établir encore un Etat (en plus de la Syrie, l’Egypte, etc) en Judée Samarie selon le plan de partage de l’ONU en 1948, ce dont ils ont refusé.

    Les résolutions de l’ONU 242 et 338 n’ordonnent pas à Israël de retourner dans les frontières de 1967 . La résolution dans sa version en anglais emploie l'expression « from territories » qui se traduit par « de territoires » sans préciser lesquels. D’ailleurs, ils n’y avait alors pas de frontières, mais des lignes d’amnistie, suite à la guerre que cinq armées arabes avaient déclarée à l’État nouveau-né.

    L’antipathie de l’intervenant envers Israël ne justifie aucunement les approximations et l’étalage de contrevérités.

     

    (1) « La terre d’Israël (baptisée ‘Palestina’ par l’Empire romain et rebaptisée ‘Palestine’ par ses descendants anglo-saxons) était quasiment vide et désolée avant les grands mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle, comme en témoignèrent tous les archéologues et écrivains qui la visitèrent à l’époque. Thomas Shaw, Constantin espondance (http://expositions.bnf.fr/veo/cabinet/citation.htm)

     

  • L'habit ne fait pas le moine

    Dans le brouhaha journalistique et populaire qui entoure la décision de La Chambre Constitutionnelle de la Cour de Justice genevoise d’annuler l’interdiction faite aux députés du Grand Conseil et aux conseillers municipaux de porter des signes religieux, on tend à oublier ce contre quoi il y a lieu de se battre. Qu’une femme porte le voile, qu’un homme se coiffe d’une kippa, etc, n’est pas en soi inadmissible. Dans une démocratie, chacun a le droit de suivre les règles imposées par sa religion. Tant que cela touche la vie privée d’une personne, elle est libre de faire ce qu’elle veut. Ce qu’il faut combattre c’est d’une part le harcèlement prosélytique, et d’autre part l’atteinte à la vie de son prochain. Avoir l’intention de forcer autrui à épouser son mode de vie, sa croyance, quitte à le faire disparaître au nom d’un Dieu, c’est contre cette idée immonde qu’il faut lutter. Les juifs religieux et les Chrétiens pieux attendent sagement la venue du Messie ou le retour du Christ. Bien des islamistes, j’en suis certain, sont aussi dans cette attente docile, et ne prennent pas à la lettre les injonctions d’emprise, de conquête et de violence émises par le Coran, car ils font preuve d’une souplesse de pensées adaptées à notre monde contemporain. Alors, dans un pays démocratique comme le nôtre, luttons de toutes nos forces contre une mainmise doctrinaire bien souvent occulte, mais de grâce ne voyons pas sous chaque voile, une femme qui veut dicter sa loi ou une terroriste ; ne dit-on pas que l’habit ne fait pas le moine ?