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UN PEU DE TOUT

  • Minute "Liberté"

    L'homme creuse sa propre tombe

    Les moteurs pétaradent

    Dans la cité dortoir ;

    Devant les murs blafards,

    Maintes motos paradent.

    Les gens sur les trottoirs

    Vous filent leur cafard.

     

    Respirant l'air vicié

    Des pots d’échappement

    Leur mines vous diffusent

    Le zombie émacié

    Acceptant gentiment

    Les crasses qui vous usent.

    Sur les ailes volantes,

    La pollution voyage

    L'énergie d'un avion

    Souille de façon lente

    L'air qui dans son sillage

    Charrie les alluvions

    De notre société.

    La terre est dénudée.

    On déboise à tout va ;

    Tant de voracités

    Fortement débridées

    Comblent le Dieu Shiva.

     

    Le réfrigérateur,

    Les calottes glacières,

    Conservent notre terre.

    L'homme, le prédateur,

    De manière grossière,

    Creuse l'affreux cratère.

    Les montagnes d'ordures

    Que la terre engloutit

    Causeront l'hécatombe.

    La nature, elle endure,

    Et l'homme, l'abrutit,

    Creuse sa propre tombe.

    David Frenkel (Publié aussi sur le site De Plume en Plume)

     

  • Alors disons ce qui fut, même si cela ne vous plaît pas

    Le fait qu'un satrape criminel soit venu à bout d'un führer génocidaire n'absout aucunement les donneurs de leçons qui fondent la niaiserie dans l’ignorance réelle de l'esprit mal éveillé.

    David Frenkel

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  • S e u l...

    Seul, il parcourt les rues

    Bordée par les assemblages

    D'intimités bétonnées ;

    Mais l'homme plein de verrues,

    Avec autrui se soulage

    Sous la fenêtre étonnée.

     

    Seul, il longe le rivage

    Caillouteux de l'océan

    Le plongeant dans l’immuable.

    Le temps a fait ses ravages ;

    Courbé sous le poids des ans,

    Il tombe sur l'ineffable.

     

    Seul, il grimpe la paroi

    Raide et inhospitalière

    D'une montagne enneigée ;

    Sous lui, le vide, l'effroi,

    Erre le long des filières

    D'une mort restant figée.

     

    Seul, il flâne, dans un rêve.

    Traînant son corps grabataire,

    Il halète après Orphée.

    La belle symphonie crève

    La détresse solitaire

    Sous le règne de Morphée.

     

    Seul, il part avec la nue ;

    Sur elle le soleil brille

    Quand ici-bas, il se cache.

    Là haut, la blanche ingénue

    Berce le beau brin de fille

    Quand ici sa mort fait tache.

     

    Seul, il se laisse emporter

    Par les fleurs endimanchées

    Qui luisent au firmament

    De la douce éternité

    Où les passions épanchées

    Brillent éternellement.

    David Frenkel (Publié aussi sur le site De Plume en Plume)