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  • Musique à l’air libre

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    Le lied de Schubert

    Se magnifie d’une

    Vieille partition.

    La diva libère

    Au clair de la lune

    La lamentation

     

    D’un air languissant.

    La chanteuse élève

    La mélancolie

    Sur le bel accent

    D'un chant qui soulève

    La triste folie.

     

    Les doigts du pianiste

    Pleurent de musique.

    La note est la larme

    Du perfectionniste

    Quand l’ardeur physique

    Convertit en charme

     

    Les vagues à l’âme

    D’un compositeur.

    De manière nette,

    L’amour, il le clame

    Aux tendres hauteurs

    D’une clarinette.

     

    Troublé de passion,

    Le clarinettiste

    Debout se déhanche

    Rythmant l’émotion ;

    Son corps suit l’artiste.

    Le trio s’épanche

     

    Dans une courette.

    La fontaine en place

    Coule doucement,

    Et conte fleurette

    Au chant qui l’enlace

    Sous le firmament.

    David Frenkel

    (Publié également dans le site De Plume en Plume qui en fait l'illustration)

  • L'échec des instituts de sondage français

    Pour en revenir aux dernières votations françaises, s’il y a une chose qu’il convient de souligner au terme des élections françaises, c’est l'échec, si ce n’est plus, des instituts de sondage français. Ceux-annonçaient à grand fracas médiatique que Emmanuel Macron devrait bénéficier d’une majorité législative évidente au terme du second tour.

    On peut donc se poser ces deux questions :

    ° A quoi servent donc ces instituts, si ce n’est pour s’mmiscer dans la campagne électorale. Ne sont-ils pas à l’origine de cette forte abstention constatée à l’issue de ce deuxième tour , nombre d’électeurs se disant à quoi bon aller se déplacer pour voter étant donné que les jeux sont faits ?

    ° Pour quelles raisons ces sondages ont-ils été répercutés comme un seul homme dans quasi tous les journaux français ?

    Toutefois, je n’irais pas jusqu’à dire que si les instituts de sondages français avait prévu un résultat tel que sorti des urnes, Macron aurait bénéficié d’une majorité législative absolue. Ce que je préconise c’est la mise en place par une certaine presse grand public de leur propre sondage. En Suisse cela existe déjà, alors pourquoi pas en France également ?

    David Frenkel

  • Une 9ème symphonie de Ludwig Van Beethoven théâtralisée

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    Peut-on faire part aux mélomanes des sentiments qu’inspire une œuvre musicale en les conviant à admirer les images ayant germé dans l’esprit d’un artiste ? Mr David Roux, metteur en scène, en a tenté le pari hier soir au Grand Théâtre de Morane. Il a étoffé la 9e symphonie de Beethoven avec des acteurs savamment choisis. Pour que le public puisse apprécier confortablement les divers tableaux, il a fait installer un petit écran vidéo au devant de chaque siège, et c’est à travers des plans filmés sur scène en direct qu'il a voulu transmettre ses sentiments aux spectateurs. Comme pour un opéra, l’orchestre joue depuis la fosse. Les expressions, les mimiques et les gestuels des acteurs sont très parlants. C’est aux opérateurs qu’incombe la lourde tâche de définir la durée des gros plans afin qu’ils épousent au mieux ce qui se passe sur la scène. Ils ont réussi le tour de force fusionner deux prises de vues, celle de l'orchestre et celle des acteurs, dans une image unique.

    Ainsi a-t-on l’impression que chaque groupe d'instrumentistes campe un ou plusieurs personnages aux contours bien définis, et ayant un langage bien à eux.  La mise en scène développe quatre grands thèmes : la douleur dans le 1er mouvement qui est matérialisée par cinq miséreux vêtus de haillons et cinq enfants rachitiques pointant le doigt accusateur vers le ciel ; la révolte, sur arrière fond d’arbres abattus, de maisons en brique rouge suintant l’ennui d’une cité-dortoir, se marie bien avec le 2e mouvement. La grandeur d’âme des petites gens qui prodiguent une caresse, un sourire, à des gens aux visages marqués par la tristesse dans une rue où grouille l’anonymat berce le 3e mouvement. Enfin, la fraternité qui fusionne le bien avec le mal, la beauté avec la laideur, rayonne dans le 4e mouvement. Une sylphide descendant des hauteurs embrassant un sapajou lors du chant « Courez frères », dix paires d’yeux isolés, traduisant les principaux sentiments humains, filmés par la caméra lors du final de l’ « Ode à la joie », sont deux des moments forts de cette exécution musico-picturale. Il faut relever la performance exceptionnelle de tous les acteurs. Galvanisé par le grand chef Mr Jean Ramon ainsi que par les solistes, l’orchestre et le chœur ont fait forte impression. On peut s’interroger sur le bien-fondé d’une telle démarche. Beethoven n’a-t-il pas avant tout composé cette fameuse symphonie sur le thème de Schiller ?

    La fraternité a sûrement inspiré Beethoven, mais de là à avoir la même perception que Mr Roux, c’est un pas que nul ne franchira. De plus, de quel droit celui-ci s’accapare-t-il d’une si belle musique à ses propres phantasmes ? Il a d’une certaine façon volé la sensibilité personnelle de chacun de nous.  Ne confondons pas une musique d'opéra destinée à être mise en scène avec une symphonie!

    Toutefois, merci à ce grand Monsieur pour sa parfaite symbiose de la musique et du jeu théâtral.

    N.B. Cette critique est pure fiction

    David Frenkel