dfrenkel

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Un ultraconservateur...

«Le fait qu’Ebrahim Raïssi ait accédé à la présidence au lieu de faire l’objet d’une enquête pour crimes contre l’humanité, meurtre, disparitions forcées et torture, est un rappel sinistre que l’impunité règne en maître en Iran a accusé Amnesty dans un communiqué. L’organisation de défense des droits humains a également imputé à celui-ci les exécutions extrajudiciaires dans le secret de milliers d’opposants détenus lorsqu’il servait comme procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran en 1988 et qu'il était membre d'une "Commission de la mort".

On s'est aperçu que les despotes de ce monde se sont précipités pour féliciter le « boucher de Téhéran. Poutine, Bachar el-Assad, Recep Tayyip Erdogan, Xi Jinping, y sont allés de leurs dithyrambes. Si Les chefs des États démocratiques se sont abstenus de toutes congratulations, ils ont fait preuve de couardise en ne dénonçant pas le passé du sieur sus-nommé. Et gageons que sous la présidence de l’homme nouvellement élu, Les amendements aux articles 499 et 500 du Code pénal islamique adoptés le 20 mai 2020 seront appliqués dans toute leur rigueur. Désormais une peine de 2 à 5 ans d’emprisonnement, avec amende voire flagellation est prévue pour «toute activité éducative ou prosélytique déviante» des membres de «sectes» qui «contredisent ou interfèrent avec la loi sacrée de l’islam». Et cela, que ce soit dans la sphère réelle ou virtuelle.

Aussi peut-on s’offusquer du qualificatif « ultraconservateur » qu'une bonne partie de la presse attribue au nouvel homme fort de l'État iranien. Au lieu d’appeler un chat un chat celle-ci se limite à ce qu'elle considère être le politiquement correct. Or, l'ultraconservateurisme ne peut s'appliquer à quelqu'un faisant fi de tout conservatisme en matière de droits des femmes et des hommes d'avoir leur liberté d'expression et de conscience.

David Frenkel

Les commentaires sont fermés.