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Une terre, mais quelle paix ?

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Le déferlement de bons sentiments sur l’assassinat de Ytzhak Rabin inondent d’oubli des faits avérés, à savoir :

1) Suite aux accords d’Oslo pour lesquels le sus-nommé avait reçu le prix  Nobel de la paix, des attentats sanglants ont frappé Israël, et sont devenus de plus en plus atroces et meurtriers jusqu’à l’édification d’une barrière de sécurité.

2) Dans son discours à Johannesburg en mai 1994, Yasser Arafat compare les accords d’Oslo à l’accord de Khodeïbeh, que Mahomet signa avec la tribu de Koreïsh, lorsqu’il était en position de faiblesse. Je le cite « Les accords avec les mécréants et les infidèles ne sont toujours que des accords temporaires et sans valeur selon l’Islam, nous avons le droit de nous soustraire à nos obligations à tout moment, cela s’applique de même aux accords d’Oslo. »

Sans excuser le moins du monde un assassinat odieux, il aurait quand même être rappelé ce qui aurait pu nourrir les pensées de l’odieux meurtrier.

En outre, raviver la mémoire de Ytzhak Rabin, c’est aussi avoir à l’esprit que :

ni Y. Arafat ni M.Abbas qui ont négocié avec Israël, n’ont voulu reconnaître celui-ci comme étant un État pour les juifs ; à l’heure où l’antisémitisme est exponentiel, cette exigence garde toute sa pertinence. Et si toutes les négociations ont échoué, c’est surtout parce que ces deux dirigeants n’ont cessé d’énoncer une condition dont ils savaient d’avance que si Israël les acceptaient, il signerait son arrêt de mort. Comment pouvait-il effectivement accepter que cinq cent mille Arabes ayant fui Israël en 1948-49 deviennent par une manipulation des chiffres, incluant les enfants, petits-enfants et passe-droits, dix fois plus ? Aujourd’hui encore, le sieur Abbas ne démord toujours pas de vouloir le « retour » de cinq millions d’Arabes, dans un pays de huit millions d’habitants.

Aussi, se remémorer la mémoire de Yitzhak Rabin, c’est, hélas, se rendre compte qu’aux jours d’aujourd’hui, Israël n'a pas d’interlocuteur pour la paix. A quoi servirait un accord signé avec l’Autorité siégeant à Ramallah en vue d'édifier un énième État arabe1) en Judée Samarie2) si quelques temps après le Hamas s’en emparait de force ? Ce groupe terroriste, dont la charte prône l'éradication de l’État Hébreu, n’a-t-il pas ainsi pris possession de Gaza après que Ariel Sharon l'eut restitué à qui de droit ? Imaginons, le Hamas y creuser des tunnels d’attaque et y tirer des roquettes atteignant les villes israéliennes situées non loin de là  ?

Je regrette fortement que certains preux journalistes n’ont pas eu la franchise de porter à la connaissance des lecteurs les susdites observations.

1)« Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un Etat palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’Etat d’Israël pour l’unité arabe. En réalité, il n’y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. » – Zuheir Mohsen, dirigeant de l’OLP, interview donnée au journal néerlandais Trouw, mars 1977.

2)de grâce ne travestissons pas un nom biblique en un nom que l’occupant jordanien lui a donné lors d’une annexion qui n’était pas internationalement reconnue.

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