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Deux leçons à tirer du coronavirus

Je vois deux leçons à tirer du virus qui s’est introduit subrepticement dans nos cellules.

La première leçon à tirer, et cela s'adresse à tous les gouvernements de la planète, c’est qu’il conviendrait de produire local. Il est inconcevable de mettre les citoyens-consommateurs d’un pays sous la dépendance du bon vouloir d’une nation exportatrice. Importer de l’étranger des biens de consommations au motif qu’ils y sont meilleur marché relève d’une cupidité de courte vue. Qu’ils soient alimentaires ou pharmaceutiques, leurs approvisionnement est à la merci d’une politique gouvernementale ou pire, comme nous le voyons maintenant, à la merci d’un intrus lilliputien. En parlant de biens de consommation pharmaceutiques, il est inadmissible que des pharmacies soient en ruptures de stock parce que la Chine qui produit certains médicaments est atteint du Coronavirus. Chaque État à la responsabilité de fournir à ses citoyens le minimum vital de survie. Alors de grâce, à l’heure où beaucoup de jeunes sont en quête d’emplois, que la Suisse encourage fiscalement la création d’entreprises pharmaceutiques et agricoles chez elle afin de parer aux aléas de la pénurie.

La deuxième leçon à tirer s’adresse à chacun de nous. Habitués à fuir le face à face avec nous-même en se distrayant à qui mieux mieux, ce virus minable nous enferme dans notre être. Le moi est donc présent avec plus d’acuité lorsque le septième art, les spectacles, les manifestations sportives sont aux abonnés absents. Cela nous oblige à puiser dans notre intérieur pour avoir, malgré les circonstances, une vie bien remplie. On découvrirait alors que nous sommes sensibles à des choses dont nous n’avions pas l’idée. Que ce soit aux arts, aux créations artistiques, aux relations familiales approfondies, aux beautés de la nature, peu importe, l’essentiel est de s’enrichir de valeurs auxquelles notre vie faite que de distractions et de loisirs nous avaient pas habitués. Il conviendrait de s’en rappeler lorsque le coronavirus aura disparu de nos contrées.

David Frenkel

 

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