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  • Les Roches du diable... Le poétique virus ne nous fait pâlir, il nous fait jouir (XXXVI)

    Les Roches du diable

           

    Les roches du diable

     

    La chape de plomb

    D’un matin d’automne

    S’étale le long

    Des côtes bretonnes.

     

    Le poisson s’agite,

    L’hameçon l’attire ;

    Le vieillard cogite,

    Il se voit partir.

     

    Dans la tourbière,

    L’automne anthracite

    Étend dans la bière

    Une mort licite.

     

    Tout au loin, le phare,

    Pointe la demeure

    Pleine de cafards ;

    Un breton s’y meurt.

     

    Sur la tourbe noire,

    L’automne capture

    Le sombre manoir ;

    Triste est la nature.

     

    Les Roches du diable

    Aux lichens cendrés

    Crient l’inoubliable 

    Au deuil susurré.

     

    Le rouge violet

    En gris se reflète.

    Le terne galet

    Aux faces replètes

     

    Brouille l’estuaire.

    Un quidam y plonge

    L’avis mortuaire,

    L’automne l’allonge.

     

    La mort en Bretagne

    A l’automne pleure ;

    La belle campagne

    Enterre les fleurs

    David Frenkel